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Un round pour la mémoire

Le temps délave puis efface peu à peu les images du passé. Même celles que l’on croyait à jamais ancrées en nous, impossibles à oublier. Des salles ont fermé, des archives ont disparu, des voix se sont éteintes. Même les noms s’évaporent. Alors, comme pour conjurer cette malédiction de l’oubli, les souvenirs enfouis se rappellent parfois à nous sans prévenir, à travers une sensation fugace : l’odeur du cuir des gants, le sifflement de la corde à sauter, le bourdonnement aigu de la sonnerie toutes les trois minutes… Une madeleine de Proust éphémère qui ravive les couleurs des photographies jaunies et dessine des sourires sur les lèvres des anciens.

Depuis quinze ans, ce site raconte l’histoire du club et de ceux qui l’ont fait vivre depuis sa fondation. Beaucoup, hélas, ne sont plus là ou sont isolés, souffrants… Ne laissons pas sombrer leur souvenir dans l’oubli. Tout seul, je ne peux évidemment pas tout savoir : chacun de vous détient un morceau de notre histoire collective. Pour transmettre la mémoire de notre club aux plus jeunes générations, remettre nos frères du ring dans la lumière, le partage de vos souvenirs est indispensable.

Ce que je recherche :

Trois questions pour vous lancer :

  1. Qui, au club, vous a marqué et pourquoi ?
  2. Quelle scène revoyez-vous encore, les yeux fermés ?
  3. Qu’est-ce que votre pratique de la boxe, à Choisy, a changé pour vous ?

Une ligne suffit. Pas besoin de bien écrire : je m’occupe de la mise en forme, et je ne publierai rien sans votre accord préalable.

Comment participer ?

Vous avez jusqu’au 31 décembre 2026 pour m’envoyer vos souvenirs. Je les publierai au fil des semaines ici même, à raison d’un portrait ou d’un récit à chaque fois, avec le nom de leur auteur si vous le souhaitez, ou sans.

Si vous connaissez un ancien du club (ou l’un de ses proches) qui n’utilise pas Internet, montrez-lui cet article, ou téléphonez-lui. Les plus belles histoires ne se trouvent pas toujours en ligne. Le gong a sonné. À vous la parole !

Nasser Negrouche

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