Choisy Boxe

On l’appelait Monzon…

Au début des années 80, le jeune Frédéric Djefal, en bas à gauche sur la photo, médaille autour du cou, à côté de Djamel Rémini, Medjber et Meziane Lounis. Au second plan, à gauche, les parents de Frédéric, Aglas, Manavian, Julien Teissonnières et le président Raymond Castanier.

Dans les années 80, Frédéric Djefal, jeune boxeur surdoué du BC Choisy-le-Roi, était un champion promis à un bel avenir. Avant qu’un destin tragique ne l’oblige à mettre une croix sur sa carrière…

On l’appelait Monzon. Du redoutable puncheur argentin, il avait la silhouette longiligne, le calme froid et le regard perçant. Frédéric Djefal, boxeur vedette du BC Choisy-le-Roi dans les années 80, était un poids welter au talent prometteur. Styliste et frappeur à la fois. La classe et l’efficacité. Après avoir brillé en boxe éducative dans ses jeunes années – il sera d’ailleurs plusieurs fois champion de France UNSS -, Frédéric passe dans les rangs amateurs en septembre 1984. Rapidement, il enchaîne les victoires et sa boxe fluide et combative lui vaut déjà un certain succès populaire.

L’étoffe des grands

L’année suivante, il est sélectionné en équipe de France junior et livre son premier combat international (France – Danemark) le 20 décembre 1985 à Massy. Opposé au solide danois Dalby, il gagne par arrêt de l’arbitre à la deuxième reprise. Ce qui lui vaudra de porter à nouveau la tenue tricolore, sous la direction de l’excellent entraîneur national Aldo Cosentino, en Italie, en Pologne, au Danemark… A chaque fois, Frédéric Djefal fera honneur à l’école de boxe de Choisy-le-Roi. Formé et façonné par Julien Teissonnières, qui voyait en lui un possible successeur à Loucif Hamani, il avait l’étoffe des plus grands. Humble, loyal et toujours souriant, il ne tirait aucun mauvais orgueil de ses capacités hors normes. Et avait toujours un mot d’encouragement pour ses camarades d’entraînement.

Un choc énorme

Alors que tout semblait lui sourire, la belle aventure pugilistique du jeune boxeur prodige s’arrêta brusquement. Victime d’un sérieux accident de la circulation, Le Monzon de Choisy-le-Roi n’était plus en état de boxer. Après seulement 14 combats dans les rangs amateurs, le livret fédéral n° 35 340 de Frédéric se referma pour toujours. Immense déception pour ce surdoué du Noble Art qui ne manquait jamais une séance d’entraînement. Pour Julien Teisssonnières, le choc fut aussi énorme. Le jeune poulain dans lequel il avait placé tous ses espoirs ne foulera plus jamais le tapis du ring. Tel un uppercut au menton, la nouvelle nous mit tous K.O à l’époque. Quoi ? Djefal ? La mascotte du club, le boxeur chouchou du club n’enfilera plus jamais les gants ? C’était impensable ! Nous étions abasourdis. Du jour au lendemain, après son départ, un vide s’installa dans la salle. Pour longtemps…

Nasser Negrouche

2 comments

  • Bonjour à tous, quel talent ! Ses qualitées de boxeur précis une boxe fluide et un bras arrière dévastateur j’ai le souvenir d’un jeune garçon plein d’embition déterminer à réaliser ses rêves à l’image de nos idoles de l’époque Loucif Hamani , Carlos Monzon malheureusement la vie en à décidé autrement.

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